Azul fellawen merra, Bonjour tout le monde !

Avant de commencer, je vais d’abord me présenter. Je m’appelle Mohamed (sur le site c’est « Moh ») et j’ai la trentaine, j’habite en France mais je suis né en Kabylie (région d’Algérie) dans un petit village qui se nomme AIT IDIR dans la commune de Taourirt Ighil à environ 50 km de Béjaia, j’ai vécu ma jeunesse la bas jusqu’à l’âge de 14 ans avant de venir en France.

Mon village Ait idir a environ 1000 à 1500 habitants, nous nous connaissons tous, ses habitants sont très accueillants et chaleureux.

Mon petit village perché sur une colline (comme la plupart des villages kabyles) est entouré de plusieurs d’autres villages, le plus près d’entre eu c’est Grounia (le plus petit village de la commune), un peu plus loin on trouve le village Ait Maamar. Les autres villages sont Tizi El Korn, Aguemoune nath Amar, Cheurfa, Adekar (Tuqbal ou Toukval),  Adhekar, Kebouche, Tizi Ougueni, Hallafa, Ikhtaben, Ighil Kroune, Mezdouy, Mechenouε.

Pourquoi ce site web ?

J’ai décidé d’ouvrir un site internet sur mon village car j’aime mon village et il mérite d’avoir une petit place sur le web afin de le faire découvrir au monde entier. Je sais qu’il y a une association « AGARUG » qui signifie « Trésor », mais je ne connais pas son but, j’espère que je serais contacté très bientôt par des personnes du village pour me donner plus d’information.

En attendant de vous donner de plus amples informations, vous trouverez quelques photos et vidéos pour voir la beauté de notre village, les beaux paysages qui nous entourent.

Je lance un appel à toutes les personnes de notre village ou villages que j’ai cité ici, de prendre contact avec moi par email en cliquant sur le bouton contact en haut à droite du site, si vous vous avez des infos, des photos et vidéos de vos villages respectifs afin de les mettre sur notre site. Tanemmirt nnwen aṭas.

Mohamed A.

 

Association Agarug

Heberger image

Ecologie au village Ait idir

Dépôts d’ordures anarchiques, abattage illicite du bois, feux de forêt, pollution des eaux… c’est contre de tels maux que l’association a mis sur pied son projet écologique. L’association Agarug du village Ait Idir, commune de Taourirt-Ighil, vient de se convertir  à l’écologie, après s’être investie, dès sa création en 2007, dans la promotion de la chose culturelle. Le projet écologique qu’elle a initié récemment, sous les mots d’ordre «Ensemble pour un environnement sans pollution» et «Connaître la nature, c’est apprendre à la protéger» a été salué, selon les responsables de l’association, autant par la population que par les autorités locales qui se sont montrées très coopératives.

Dépôts d’ordures anarchiques, abattage illicite du bois, feux de forêt, pollution des eaux… c’est contre de tels maux, qui sont devenues de véritables plaies nationales, que l’association Agarug a mis sur pied son projet écologique.  «C’est un vaste et pénible chantier, mais nous sommes très motivés rien qu’à regarder l’état de notre environnement» nous déclare Nabil Boudjemiel, le président de l’association. Diverses actions ont déjà été entreprises, campagne de sensibilisation  pour la protection de la nature, avec distribution de 5000 dépliants, opération de reboisement, opération de plantation d’arbres d’alignement 110 plants entre sapin et cyprès, nettoyages divers … et l’association ne compte pas s’arrêter là. Panneaux, pancartes géantes, fanions…Agarug se dote de bien de moyens pour faire entendre sa voix. Consciente des dégâts causés à l’environnement, et du peu de cas que fait le citoyen de la question d’hygiène, l’association veut peser de tout son poids pour réparer ou du moins limiter les dégâts.  «Nous avons le  soutien de tout le monde, notre projet n’est qu’à son début mais il commence déjà à donner ses fruits» indique Sâada Saïd, le trésorier de l’association. Participant à toutes les activités au niveau de la wilaya ayant trait à l’écologie, cette association à l’ambition d’arriver à inculquer, notamment aux habitants d’Ait Idir, les gestes écologiques quotidiens pour garder l’espace du village propre et en faire un exemple à suivre en matière d’hygiène. Le village, qui compte quelque 1000 habitants, a ainsi, grâce à cette association, une décharge contrôlée où les ordures ménagères sont régulièrement incinérées.

B. B.

Un bureau de poste à taourirt Ighil

L’agence postale réalisée au lotissement de Taourirt est bel et bien mise en service ces derniers jours au grand bonheur de la population locale. Cette structure vient à point nommé mettre un terme aux divers désagréments vécus par des centaines d’usager des services de la poste, contraints par le passé de se déplacer au chef-lieu de daïra d’Adekar pour une quelconque opération postale. Ce projet lancé au courant des années 90 et ayant connu un retard de plusieurs années s’est concrétisé au grand soulagement des gens de la région, notamment les habitants des villages éloignés du chef-lieu municipal. Ainsi, avec cette nouvelle réalisation, la municipalité compte désormais deux agences postales.

Tizi-Ougueni, un village en pleine mutation

S’investissant dans tous les domaines de la vie communautaire, la djemâa, en collaboration avec la jeune association Thiwizi, est parvenue à redonner confiance aux villageois et à resserrer les liens déliés de la communauté.

Fondé au 15e siècle, selon la volumineuse monographie réalisée par deux étudiants du village, Tizi-Ougueni, avec ses 1072 hectares, paraît être le plus grand village de la commune d’Adekar. Autant sa superficie est vaste autant les besoins collectifs se font de plus en plus sentir. Après avoir traversé une période de mésintelligence et de démobilisation totale provoquées essentiellement, comme on le dit si bien au village, par « El boulitique », Tizi-Ougueni, dont la population est estimée à plus de 1000 habitants, a retrouvé ses derniers temps sous la houlette du comité du village et de l’association culturelle Thiwizi la voix de la fraternité et de la solidarité.

En l’espace de quelques mois seulement après son installation, la nouvelle djemâa a réussi à restaurer la dynamique de groupe et à donner un certain dynamisme au village en renouant avec les grandes actions de volontariat et en s’assignant des projets bien précis dont certains sont déjà réalisés. S’investissant dans tous les domaines de la vie communautaire (social, culturel, cultuel…), la djemâa, en collaboration avec la jeune association Thiwizi, est parvenue à redonner confiance aux villageois et à réussir le pari de resserrer les liens déliés de la communauté. « Le village, comme beaucoup de localités kabyles, a traversé de pénibles épreuves, il s’est totalement désorganisé à cause notamment des frictions politiques. Heureusement que les bonnes volontés existent toujours. Grâce au travail de groupe, le village peut se targuer aujourd’hui d’avoir retrouvé la voix de la raison » nous déclare un villageois. Tout le monde tend actuellement à consolider cette nouvelle réalité.

Même un éducateur du village qui fait provisoirement office d’imam, dans ses prêches de vendredi, insiste souvent sur l’urgence d’oublier les vaines querelles et de s’associer pour le bien de la communauté. Avec le concours de l’APC notamment avec l’approvisionnement du comité en matériaux de construction, le village a déjà à son actif des projets d’envergure réalisés grâce au volontariat. Le plus en vue est peut-être le réseau d’AEP, terminé et inauguré ces jours-ci, qui met un terme à la corvée d’eau que supportait le village depuis sa fondation. Le raccordement de tous les foyers à l’AEP est perçu comme l’une des plus grandes victoires de l’année 2010. Réalisation d’une place publique, aménagement du mausolée d’un wali essalah du village Sidi Brahim Akhelladi, éclairage public, divers travaux de nettoiement… « Beaucoup de choses ont été réalisées, mais il nous reste beaucoup d’autres choses à faire pour fixer nos populations et les motiver à travailler au bien être de toute la communauté » nous déclare Harzouz Amer, le tamen du village.

Le plus onéreux projet inscrit pour le long terme est la grande mosquée érigée au milieu du village qui malgré qu’elle ne soit pas encore finalisée affiche un aspect imposant, une partie de son sous-sol va abriter sous peu la bibliothèque de l’association Thiwizi. Pour célébrer la fraternité retrouvée et ses belles réalisations, le village a organisé diverses activités durant la dernière décade du mois d’avril. En l’honneur du village mais aussi bien du 30e anniversaire du printemps berbère, Tizi-Ougueni s’est paré aux couleurs du printemps : couscous collectif, gala artistique, expositions diverses (plats traditionnels, bijoux kabyles …), confection d’une revue « spécial printemps berbère », azenzi… Après ce sursaut d’énergie, le village a maintenant les yeux rivés sur d’autres grandes réalisations. « Nous n’avons pas beaucoup de moyens mais nous avons retrouvé le chemin de la bonne volonté, avec l’assistance de l’APC dont je tiens à souligner la disponibilité, nous allons entamer dans les tout prochains jours la réfection de notre fontaine publique et peut-être restaurer certaines anciennes maisons pour les transformer en petits musées kabyles » nous déclare le responsable du village.

Azenzi, une tradition ressuscitée

Tizi-Ougueni a ressuscité Azenzi, une des plus vieilles traditions kabyles qui se perd et dont les jeunes générations n’en connaissent même pas le nom. Sortie collective aux champs, cueillette de fleurs et organisation de petits jeux notamment la recherche par couple d’œufs cachés dans les buissons : voici à gros traits en quoi consiste cette fête printanière. Cette tradition institutionnalisée jadis par la Kabylie puritaine, pour permettre aux jeunes célibataires des deux sexes de se rencontrer et y établir à l’occasion des liens de mariage, s’est quasiment éteinte ces dernières années. La scola-risation des filles l’a rendue de fait, caduque. « Ce que nous visons à travers cette célébration, c’est la redécouverte de nos traditions et leur transmission aux nouvelles générations. C’est vrai, le coté matrimonial de cette tradition est dépassé, mais il reste quand même le coté divertis-sement collectif qu’il faut sauvegarder » nous dit Halim Hamou, le président de l’association Thiwizi.

Stade de mon village

Le stade de mon village Ait idir, on lui a donné un nom, c’est t-tlata.

Des matchs amicaux sont organisés régulièrement, soit entre jeune du village, soit avec les jeunes des villages voisins. Comme vous le savez, un match de football dure 90 minutes en deux mi-temps de 45 minutes entrecoupées d’une pause d’un quart d’heure. Chez nous quand on joue entre ami, le match peut durer tout une journée 🙂

Stade du village Ait idir

Ait idir : village abandonné à son sort

Il faut dire que ce village de près de mille habitants a été abandonné depuis la nuit des temps. L’exemple des plus édifiants est celui du manque flagrant en eau potable malgré son raccordement via une conduite reliée au tremplin, implanté au village Tizi el Korn, qui n’est guère, parait-il, en mesure de subvenir aux besoins accrus des habitants des deux villages notamment en période des grandes chaleurs.
D’après le président de l’Association sociale dudit village, même les vacanciers qui tentent de passer quelques jours dans leurs villages natal repartent aussitôt, découragés par la perturbation permanente dans la distribution de cette denrée que les foyers ont vraiment du mal à supporter quotidiennement.
Las, et après avoir frappé à toutes les portes, en commençant par les autorités locales jusqu’aux services concernés afin d’attirer leurs attention sur divers problèmes, les habitants ont fini par prendre l’habitude…
“d’accepter leur sort, et recourent aux remplissages des citernes à partir des rares points d’eau, situés au contrebas du village en attendant que la saison estivales se termine”, lâche amèrement un citoyen du même village.
Par ailleurs, les élus locaux ne peuvent prétendre ignorer le quotidien noirci des paisibles habitants de cette bourgade.
“Au lieu d’honorer leurs engagements par le développement progressif de tous les villages relevant de leurs municipalité, ces élus fantoches contribuent, les yeux bandés à la banalisation et ridiculisent leurs concitoyens allant jusqu’à leur refuser un autre cadre vie à la limite décent aux villageois.”, s’indigne un autre habitant de cette commune, d’aucuns se demandent d’ailleurs, si les représentants de ces citoyens ont-ils conscience du fait qu’ils sont élus à l’Assemblée communale pour servir ces derniers et non pour autre chose.
En tout cas, une chose est sûre, à voire ce village, à l’image de sa route délabrée qui n’a apparemment bénéficié d’aucune opération de bitumage ou de revêtement depuis bien des lustres, laisse clairement imaginer la suite…
A rappeler, qu’à l’instar de ses consœurs, la commune de Taourirt-Ighil bénéficie chaque année des différents programmes destinés au désenclavement.
Le statut quo de ces contrés ne peut s’expliquer que par une inconscience sans borne conjuguée à un manque criant du sens du devoir et de responsabilité chez les uns et une latitude justifiée chez d’autres.
A bon entendeur.

M. Haddad

Les décisions de Bedreci pour Taourirt Ighil

Le wali de Béjaïa, Ali Bedreci, s’est rendu,  lundi dernier dans la commune de Taourirt Ighil, dans le cadre dune visite d’inspection et de travail prévue lors de la réunion  tenue avec les représentants  de cette localité. Le premier magistrat de la wilaya  a inspecté des projets de développement dans les villages Aït Idir,  Ath Maâmar, Tourirt Ighil, Tizi El Korn, Aguemoune où il a écouté les préoccupations ainsi que les propositions des citoyens. Au terme de cette virée dans cette région montagneuse, le wali, selon sa chargée de la communication, a pris acte et décision que la commune mérite un effort supplémentaire et qu’un programme sera mis en place  dans l’immédiat. Il s’agit de réhabiliter  toutes les infrastructures dégradées. Le lieu dit “lotissement” qui recèle d’énormes  potentialités sera le futur poumon économique de la commune de Taourirt Ighil. Ce lieu, ajoute notre source, connaîtra un développement important en tant que centre urbain où seront implantés des projets importants et des unités économiques. M. Bedreci a pris également la décision de l’ouverture de pistes agricoles, de routes et des projets AEP d’assainissement et de protection contre les glissements. Les différents villages de la commune recevront aussi leur part de développement, indique-t-on encore à ce sujet. Concernant certains points évoqués par l’assistance, le wali a invité l’APC à être  équitable dans ses actions de recrutement et de répartition de projets. Enfin, le premier magistrat de la wilaya  n’a pas manqué de lancer un appel à toute la population de Taourirt Ighil à la raison, à la sagesse et à la lucidité et, enfin, à plus de collaboration et de confiance concernant  la prise en charge des projets de développement. Comme il a appelé également au dialogue et au respect des uns et des autres, l’essentiel étant le développement de la commune.

Le wali dénoue la crise de Taourirt-Ighil

“La réunion a été positive à plus d’un titre. Nous avons arrêté une démarche d’un commun accord à même d’aboutir au règlement de cette crise.” C’est ce qu’ont déclaré, hier, les délégués de la commune de Taourirt-Ighil au sortir de leur rencontre avec le wali de Béjaïa, Ali Bedrici. Selon les membres de la coordination des comités de village de cette localité, l’entrevue avec le premier magistrat de la wilaya a été fructueuse à plus d’un titre. “Il a été très attentif à nos doléances et nous a assurés que la commission mixte mise en place fera part incessamment de ses résultats”, nous diront encore ces représentants à propos de cette entrevue avec le wali. Les délégués des villages Aguemoune, Ikssilen, Aït idir, Ath Maâmar, Ath Sidi Saïd et de Taourirt, qui ont pris part à ce rendez-vous, semblent nourrir beaucoup d’espoir pour voir enfin leurs localités bénéficier “d’un plan de développement et la satisfaction de leurs revendications”. S’agissant des résultats ayant sanctionné cette réunion, Amar Amoura, l’un des délégués présents hier au siège de la wilaya, nous dira : “nous nous sommes entendus sur une visite du wali à Taourirt-ighil avec l’organisation également d’une réunion qui regroupera les élus, les représentants de village, le mouvement associatif et les directeurs de l’exécutif.” Et d’ajouter également : “Nous espérons que cette réunion, qui nous a regroupés avec le wali de Béjaïa, aboutira à un règlement définitif de ce problème.” À la lumière des déclarations des délégués de la commune Taourirt-Ighil, dans la daïra d’Adekar, ayant rencontré, hier, le premier magistrat de la wilaya, on peut d’ores et déjà avancer qu’un pas gigantesque est désormais franchi dans l’optique d’un règlement définitif de cette “crise”. À noter que cette municipalité compte en son sein 7 élus : 3 issus du FFS, 1 du RND, 1 du FLN et 2 indépendants

Les parents d’élèves d’Ait Idir déposent une plainte contre un élu

Les parents d’élèves du village Aït Idir à Taourirt Ighil, daïra d’Adekar, wilaya de Béjaïa, viennent par le biais d’une déclaration appuyée par une pétition émargée par 52 signataires de dénoncer “l’acte” dont aurait été coupable le premier adjoint de l’APC de Taourirt Ighil. ce dernier, selon les plaignants, aurait, dans la matinée de samedi dernier, “harcelé physiquement et moralement avec une arme à feu des collégiens et lycéens du village Aït idir”, apprend-on.

Le collectif du village Aït Idir a déclaré qu’une plainte a été déposée, hier, auprès du tribunal de Sidi-Aïch contre l’élu mis en cause. Chose confirmée par l’avocat des plaignants, en l’occurrence me Hamoudi fawzi, qui nous dira au sujet de cette affaire : “Un dépôt de plainte a été effectué afin que de pareils cas ne se reproduisent plus et mettre fin aux agissements dévergondés de certains élus qui se considèrent au-dessus de la loi. Il a osé brandir et poser son pistolet sur la tempe d’un collégien de 15 ans. En outre, je me verrai contraint de saisir le wali afin qu’il puisse prendre des sanctions conservatoires à l’encontre de cet élu zélé”, conclut-il.
Selon les signataires de cette déclaration, les faits se sont produits à la station de bus de la localité. c’est en l’absence de bus de transport, car ceux existants n’ont pu transporter ce jour-là tous les élèves, ils étaient une cinquantaine, que cette affaire a commencé. Les élèves, devant cet état de fait, ont interpellé cet élu qui était de passage à bord de
son véhicule, et ce, disent-ils, pour le questionner et connaître les raisons de ce manque de transport.

Nous avons vainement appelé la mairie de Taourirt Ighil, hier, pour savoir la version de cet élu incriminé par ces parents d’élèves, mais ce dernier n’était pas présent au siège de la mairie de la localité. Néanmoins, selon une source proche de cette municipalité, l’élu mis en cause a déjà eu à faire et a même déposé une plainte contre certains citoyens de cette région soupçonnés d’agression sur sa personne. l’enquête, de cette affaire qui a eu lieu durant le mois de ramadhan passé, est toujours en cours.